Être reconnu travailleur handicapé

Etre reconnu travailleur handicapé pour bénéficier des droits qui vous sont légalement ouverts

Centre de RĂ©Ă©ducation Professionnelle de Saint-Etienne

Demander la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, c’est faire reconnaître officiellement par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) son aptitude au travail, suivant ses capacités liées au handicap.
Cette reconnaissance s’accompagne d’une orientation vers un établissement ou service d’aide par le travail, vers le marché du travail ou vers un centre de rééducation professionnelle. L’orientation vers un établissement ou service d’aide par le travail, vers le marché du travail ou vers un centre de rééducation professionnelle vaut reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

Être reconnu travailleur handicapé permet, notamment, de bénéficier des mesures suivantes :
– l’orientation, par la CDAPH vers un Ă©tablissement ou service d’aide par le travail, vers le marchĂ© du travail ou vers un centre de rĂ©Ă©ducation professionnelle
– le soutien du rĂ©seau de placement spĂ©cialisĂ© Cap Emploi ;
– l’obligation d’emploi
– l’accès Ă  la fonction publique par concours, amĂ©nagĂ© ou non, ou par recrutement contractuel spĂ©cifique ;
– les aides de l’Agefiph.

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé donne également une priorité d’accès à diverses mesures d’aides à l’emploi et à la formation.

Il appartient aux personnes intéressées de faire une demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé auprès de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de leur département, en remplissant le dossier de demande unique. Tous les renseignements sur ce point peuvent être obtenus auprès des « Maisons départementales des personnes handicapées » constituées dans chaque département et qui exercent, notamment, une mission d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseil des personnes handicapées et de leurs familles. Les coordonnées de ces maisons départementales peuvent être obtenues auprès des services du Conseil général.

Pour le département de la Loire, l’ensemble des formulaires et démarches est à découvrir et télécharger ici : http://www.loire.fr/jcms/lw_870460/demarches-et-formulaires

Être orienté en réeducation professionnelle par la MDPH : les étapes de votre parcours

Comment intégrer une formation au sein d’un Centre de Rééducation Professionnelle ?

Toutes les personnes qui ne peuvent plus exercer leur ancien métier ou qui n’ont pu avoir accès à une formation professionnelle suite à un accident ou une maladie ont droit à une reconversion professionnelle. Ceci concerne aussi bien les salariés du secteur privé que les agents des fonctions publiques.
Les deux conditions sine qua non Ă  remplir pour bĂ©nĂ©ficier d’une formation en Centre de RĂ©Ă©ducation Professionnelle (CRP) sont les suivantes : ĂŞtre reconnu travailleur handicapĂ© et disposer d’une orientation par la Maison DĂ©partementale des Personnes HandicapĂ©es (MDPH). La Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapĂ©es (CDAPH), intĂ©grĂ©e au sein de chaque MDPH, donne notamment  son avis sur la nature, les modalitĂ©s et la durĂ©e de la rĂ©adaptation, rĂ©Ă©ducation ou formation professionnelle appropriĂ©e.

Votre demande est à effectuer directement dans votre MDPH en remplissant le dossier unique de demande de compensation (Voir PDF) ou par l’intermédiaire du conseiller emploi qui suit votre parcours en demandant clairement une orientation en formation professionnelle au sein de notre établissement.

Tous les renseignements peuvent être obtenus auprès des MDPH qui exercent, notamment, une mission d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseil auprès des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Les coordonnées de ces maisons départementales peuvent être obtenues auprès des services du Conseil général.

Pour le département de la Loire, l’ensemble des formulaires et démarches est à découvrir et télécharger ici : http://www.loire.fr/jcms/lw_870460/demarches-et-formulaires

Le CREPSE est également à même de vous guider dans vos démarches.

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Le statut de stagiaire de la formation professionnelle

Le statut de stagiaire de la formation professionnelle au CREPSE

AREPSHA, association gestionnaire du CREPSE

> UNE FORMATION GRATUITE POUR LE STAGIAIRE
FinancĂ©e par les organismes d’Assurance Maladie (CPAM, MSA, RSI), le coĂ»t de la formation en Centre de RĂ©Ă©ducation Professionnelle est entièrement pris en charge pour le stagiaire.

> UNE FORMATION RÉMUNÉRÉE
Le stagiaire bĂ©nĂ©ficie en outre d’une rĂ©munĂ©ration mensuelle assurĂ©e par l’Agence de Services et de Paiement (ASP). Le montant net de ces rĂ©munĂ©rations compris entre 652,02 € (minimum) et 1932,52 € (maximum) est conditionnĂ© par la prĂ©sentation de justificatifs de salaires et d’heures travaillĂ©es.

Pour bénéficier de la rémunération calculée sur l’ancien salaire, le stagiaire doit justifier :
– soit de 6 mois d’activitĂ© salariĂ©e ou 910 heures, au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dant la rupture du dernier contrat de travail
– soit de 12 mois d’activitĂ© salariĂ©e ou 1820, au cours des 24 derniers mois prĂ©cĂ©dant la rupture du dernier contrat de travail.

Les périodes de congés payés et les périodes de chômage sont prises en compte. Si les conditions citées ci-dessus ne sont pas réunies, la rémunération est égale à 100% du salaire brut moyen des 6 ou 12 derniers mois travaillés. Si ces périodes d’activités ne sont pas réunies, le stagiaire bénéficiera d’un forfait de 652,02€.

Si le stagiaire était travailleur non salarié, y compris les ressortissants du régime de protection sociale agricole, il devra fournir la preuve d’une activité professionnelle durant 12 mois dont six mois consécutifs dans les trois années qui précèdent son entrée en stage. Il peut prétendre à la rémunération forfaitaire de 708,59€.

Le paiement est effectué à partir des états de présence mensuels établis par le CRP.
Dans tous les cas, un dossier rémunération est envoyé à l’ASP qui étudie et calcule le montant de la rémunération de chaque stagiaire de la rééducation professionnelle (orienté par la MDPH).

> RENSEIGNEZ-VOUS !
Pendant la formation du stagiaire, les allocations chĂ´mages (ARE, ASS) sont suspendues.
Concernant toutes les autres ressources (Allocation Adulte HandicapĂ©-AAH, pension d’invaliditĂ©, etc.), le CREPSE conseille au stagiaire de se renseigner directement auprès de l’organisme versant cette ressource (CAF, CPAM, etc.) pour connaĂ®tre les rĂ©percussions de son entrĂ©e en formation (diminution, cumul, etc.).

> HÉBERGEMENT ET RESTAURATION SUR PLACE
L’hĂ©bergement est gratuit pour les stagiaires de la rĂ©Ă©ducation professionnelle, car financĂ© par l’Assurance Maladie, sous certaines conditions :
– critère d’éloignement (le domicile du stagiaire doit ĂŞtre Ă  plus de 25 kilomètres de l’établissement),
– sur dĂ©rogation (pour raisons mĂ©dicales et après acceptation de l’Assurance Maladie).

La restauration est quant à elle assurée au sein du CREPSE par nos propres équipes,
5 jours sur 7, matin, midi et soir. Pour les week-ends, le CREPSE a instauré une participation aux repas par l’intermédiaire de tickets utilisables dans des lieux de restauration alentour.
Pour les personnes reconnues en accident du travail, les repas sont financĂ©s par les organismes d’Assurance Maladie.
Pour les autres stagiaires en rééducation professionnelle, un coût modique reste à leur charge pour chaque repas.

> TRANSPORT
Si vous êtes domicilié à plus de 25 kilomètres du CRP, l’ASP finance votre trajet d’entrée et de sortie de stage sur la base du tarif SNCF 2ème classe.

> DROITS ET OBLIGATIONS
Les personnes ayant le statut de stagiaires de la formation professionnelle, rémunérées par l’ASP (Agence de Service et de Paiement), ont les mêmes droits et obligations que les salariés.
En cas de maladie, ils doivent prévenir leur centre de formation et de Rééducation Professionnelle (CRP) et fournir un arrêt de travail.
Chaque jour d’absence sans motif entraîne une retenue sur la rémunération (de plus, une absence le lundi ou le vendredi entraîne une retenue du samedi et dimanche).

Pour rappel, l’ASP accorde un maintien de la rémunération pour les raisons suivantes :
– 4 jours pour un mariage
– 3 jours de congĂ©s naissance
– 2 jours pour dĂ©cès d’un conjoint ou d’un enfant
– 1 jour pour le dĂ©cès du père ou de la mère
– 1 jour pour le mariage d’un enfant

En cas de fermeture de l’établissement pour vacances, l’ASP maintient la rémunération des stagiaires si la fermeture n’excède pas 15 jours, par tranche de 6 mois de formation.

ModalitĂ©s d’admission au crepse / dĂ©couvrir nos formations

Outre les deux conditions sine qua non à remplir pour bénéficier d’une formation en Centre de Rééducation Professionnelle (CRP) qui sont les suivantes : être reconnu travailleur handicapé et disposer d’une orientation par la MDPH, plusieurs dispositifs ont été mis en place par le CREPSE en amont de votre entrée au sein de notre établissement :

>>> SEMAINE DE PRE-ACCUEIL POUR LES FORMATIONS PROFESSIONNELLES :
Une semaine de pré-accueil (du lundi au jeudi, organisée en moyenne une fois par mois) est obligatoire pour l’ensemble des usagers afin de valider leur projet de formation.
Au programme : présentation de l’établissement, positionnements, entretiens individuels, visites médicales, informations spécifiques aux plateaux techniques, information sur les conditions d’accès et la rémunération, entretien de restitution et synthèse.

>>> Nous avons mis en place des MARDIS D’INFO pour que les usagers aient la possibilité de s’informer sur les prestations du CREPSE et les conditions d’accès (Hors Préorientation) : une fois par mois, de 9 à 12 heures.
Contenu de l’information collective :
> Accueil et présentation de l’établissement
> Découverte des différents services : Réentraînement au travail, Préparatoire et UEROS (lésion cérébrale acquise)
> Visite de tous les plateaux techniques qualifiants : Conseiller Relation Client à Distance (CRCD), Agent Magasinier (AM), Ouvrier Polyvalent d’Entretien (OPE)
> Description du processus de demande de formation auprès de la MDPH
> Description du processus de participation à une semaine d’accueil CREPSE
> Pour les personnes bénéficiant d’une orientation MDPH, possibilité de positionnement sur une semaine d’accueil au CREPSE

>>> Nous avons mis en place des JEUDIS PREO pour que les usagers aient la possibilité de s’informer sur le Centre de Préorientation du CREPSE et les conditions d’accès : une fois par mois, de 9 à 10h30.
Contenu de l’information collective :
> Accueil et présentation de l’établissement
> Découverte du parcours en Préorientation, de ses étapes et objectifs
> Évaluation de la capacité de la personne à s’engager dans cette formation
> Questions/réponses

>>> JOURNÉE D’ACCUEIL POUR PERSONNES CÉRÉBROLÉSÉES :
L’usager bénéficie de manière systématique d’une journée d’accueil (y compris s’il n’a pas encore la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé), laquelle lui permet de récolter l’ensemble des informations nécessaires à sa prise de connaissance de l’action proposée. Elle offre également la possibilité à l’équipe de CREPSE d’identifier le parcours cohérent vis-à-vis de la situation, des attentes et besoins de l’usager.
La journée d’accueil est organisée de manière mensuelle et se déroule comme suit :
– Temps d’accueil de la personne cĂ©rĂ©brolĂ©sĂ©e et de son accompagnant
– Entretien avec la personne cĂ©rĂ©brolĂ©sĂ©e
– Evaluation neurocognitive
– Entretien avec l’accompagnant
– PossibilitĂ© de visiter la structure d’hĂ©bergement du CREPSE
– Conclusions
Cette journée de pré-accueil fait l’objet d’une restitution a posteriori à la personne concernée après une réunion de l’équipe pluridisciplinaire.

Si vous souhaitez connaître :
– l’ensemble des dates d’entrĂ©es et sorties sur les diffĂ©rentes prestations,
– le calendrier complet des admissions en formations,
– les dates des mardis d’information gĂ©nĂ©raliste,
– les dates des jeudis d’information spĂ©cifique Ă  la PrĂ©orientation,
– les dates des journĂ©es d’accueil UEROS,
– ou encore les dates des semaines de prĂ©-accueil avant entrĂ©e en formation qualifiante et/ou diplĂ´mante,
Merci de vous reporter à l’agenda présent sur notre site Internet ou de contacter directement le CREPSE au 04 77 57 54 05 ou par mail crepse@crepse.fr

>>> DĂ©couvrir l’ensemble des dispositifs de formation du CREPSE

 

Vos droits

Centre de RĂ©Ă©ducation Professionnelle de Saint-Etienne

La loi du 11 fĂ©vrier 2005 apporte une dĂ©finition du handicap : « Constitue un handicap, au sens de la prĂ©sente loi, toute limitation d’activitĂ© ou restriction de participation Ă  la vie en sociĂ©tĂ© subie dans son environnement par une personne en raison d’une altĂ©ration substantielle, durable ou dĂ©finitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santĂ© invalidant. »

Cette loi, outre le fait de promouvoir une politique inclusive pour une meilleure Ă©galitĂ© des chances, a apportĂ© trois nouveautĂ©s dans la prise en charge personnalisĂ©e et globale du handicap : le droit Ă  la compensation, la crĂ©ation des maisons dĂ©partementales des personnes handicapĂ©es (MDPH), le remplacement de la Cotorep par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapĂ©es (CDAPH).

Ainsi, la loi du 11 février 2005 permet notamment aux personnes en situation de handicap de bénéficier de :
> Le droit à compensation vise à permettre à la personne en situation de handicap de faire face aux conséquences de son handicap dans sa vie quotidienne, en prenant en compte ses besoins, ses attentes et ses choix de vie, exprimés dans son « projet de vie ».
> La prestation de compensation du handicap (PCH) englobe des aides de toute nature en fonction des besoins et du « projet de vie » de la personne en situation de handicap, sans conditions de ressources.
> La maison dĂ©partementale des personnes handicapĂ©es (MDPH) : lieu d’information et d’accompagnement, elle possède une Ă©quipe pluridisciplinaire qui Ă©value les besoins des personnes en situation de handicap. Elle reçoit toutes les demandes de droits ou prestations qui relèvent de la CDAPH, notamment l’allocation aux adultes handicapĂ©s (AAH).
> La Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapĂ©es (CDAPH) – en remplacement de la Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel (Cotorep) – Ă©value le degrĂ© d’incapacitĂ© et accorde la Reconnaissance de la QualitĂ© de Travailleur Handicap (RQTH).

>>> D’autres aides peuvent vous être accordées, renseignez-vous auprès de votre MDPH et de votre organisme d’assurance maladie.

D’autre part, en tant qu’usager du CREPSE et plus largement de la rééducation professionnelle, chaque personne accueillie au sein de notre établissement bénéficie des droits tels qu’ils ont été promulgués par la loi du 2 janvier 2002 sur les institutions médico-sociales. Ainsi, lors de son accueil au sein du CREPSE, l’usager se voit remettre un livret d’accueil, une charte des droits et libertés et un règlement de fonctionnement. Par ailleurs, un contrat de séjour, qui définit la nature et les objectifs de l’accompagnement et détaille la nature des prestations, est conclu avec la participation de la personne accueillie.

Enfin, une rĂ©union est instituĂ©e chaque mois par la direction afin d’associer l’ensemble des usagers au fonctionnement de l’établissement.
Sans oublier les permanences de la direction, les rĂ©unions des dĂ©lĂ©guĂ©s des usagers avec cette mĂŞme direction, leur participation aux commissions restauration et enfin la boĂ®te Ă  idĂ©es, situĂ©e Ă  l’accueil de l’Ă©tablissement. Ce qui constitue autant de modalitĂ©s de prise en compte de l’opinion de chacun.

TĂ©moignages

>>> Stéphane BOUVIER, usager du CREPSE et ancien stagiaire en Préorientation, Préparatoire et formation Conseiller Relation Client à Distance, témoigne :

Si vous êtes un ancien stagiaire ou un usager actuel du CREPSE et que vous souhaitez témoigner, faire partager l’expérience que vous avez vécue au sein de notre établissement, et le parcours qui s’en est suivi, merci de contacter le service communication au 04 77 57 54 05.

Nous contacter

CENTRE DE FORMATION ET DE RÉÉDUCATION PROFESSIONNELLE DE SAINT-ÉTIENNE
Etablissement géré par l’AREPSHA, association loi 1901 reconnue d’intérêt général
5, rue Auguste-Colonna – 42100 SAINT-ÉTIENNE (LOIRE)
TĂ©l. 04 77 57 54 05 / Fax. 04 77 57 59 27 / E-Mail : crepse@crepse.fr

DĂ©claration d’activitĂ© enregistrĂ©e sous le numĂ©ro 824 200 074 42 auprès du PrĂ©fet de la RĂ©gion RhĂ´ne-Alpes.
Cet enregistrement ne vaut pas agrĂ©ment de l’État.

SIRET : 398 163 105 00099 – APE : 8810C

Service admission : admission@crepse.fr

Membre de la FAGERH www.fagerh.fr
Membre de Comète France www.cometefrance.com
Membre du Resaccel www.resaccel.fr
WWW.CREPSE.FR

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L’accueil au public s’effectue du lundi au vendredi selon les horaires suivants :
Lundi : 7h45-12h15 / 13h15-17h
Mardi : 7h45-12h15 / 13h15-17h
Mercredi : 7h45-12h15 / 13h15-16h45
Jeudi : 7h45-12h15 / 13h15-17h
Vendredi : 7h45-12h15 / 13h15-15h30

Accès routier depuis Lyon, Le Puy-en-Velay, Clermont-Ferrand et Roanne : RN88, sortie “La Rivière”. Places de parking gratuites.

Accès depuis la gare TGV de Saint-Etienne Châteaucreux :
– DĂ©part de l’arrĂŞt de tramway Saint-Etienne Châteaucreux
– Prendre le tramway ligne T3 Châteaucreux>Bellevue en direction de Bellevue OU le tramway ligne T2 Châteaucreux>La Terrasse-HĂ´pital Nord en direction de La Terrasse-HĂ´pital Nord jusqu’à l’arrĂŞt Jean-Moulin (environ 5 minutes) oĂą il faut descendre
– Marcher 100 mètres en traversant le carrefour pour se rendre Ă  l’arrĂŞt de bus Jean-Moulin
– Prendre le bus n°7 Michon> Bellevue en direction de Bellevue jusqu’à l’arrĂŞt Rue de Champagne (environ 15 minutes) oĂą il faut descendre
– A pied (environ 3 minutes), longer l’avenue de RochetaillĂ©e dans le mĂŞme sens que le bus, puis traverser pour emprunter Ă  gauche la rue des Mouliniers
– Prendre ensuite Ă  droite la rue Auguste-Colonna
– Accès au CREPSE par la deuxième passerelle en ciment, Ă  gauche (au-dessus de la rivière Furan).

Les différents types de handicap

Centre de RĂ©Ă©ducation Professionnelle de Saint-Etienne

> LE HANDICAP MOTEUR
Le handicap moteur peut toucher un membre ou l’ensemble du corps. Il peut se manifester de diffĂ©rentes façons : difficultĂ©s plus ou moins importantes pour se dĂ©placer, pour communiquer, pour saisir et manipuler des objets, pour effectuer certains gestes…
Le handicap moteur comprend : l’hémiplégie (paralysie d’un côté du corps), la paraplégie (paralysie des jambes), la tétraplégie (paralysie des quatre membres). Il comprend aussi les personnes de petite taille, celles qui éprouvent des difficultés à marcher, de préhension, d’expression orale ou écrite.
Les troubles moteurs peuvent nécessiter l’usage de certains équipements, tels que fauteuil roulant, canne, béquille.
Dans tous les cas, il est très important de vérifier l’accessibilité des locaux. La personne handicapée moteur a besoin qu’on lui assure plus de facilité et de sécurité dans ses déplacements.
L’image de la personne handicapée est bien souvent celle du fauteuil roulant et les employeurs y voient parfois un frein à l’embauche.
Pourtant, attention aux préjugés, il ne représente que 3% des personnes en situation de handicap en France.

> LE HANDICAP D’ORIGINE VISUELLE
Le handicap visuel recouvre des réalités variées, s’échelonnant d’un trouble visuel à la cécité complète.
Il existe dans la malvoyance une diversité de formes : vision tubulaire (seul le centre du champ visuel reste actif), scottom central (seule la vision périphérique reste active), vision altérée allant du flou à l’opaque ou clairsemée de taches. Pour les personnes mal voyantes, des « restes visuels » différents selon le type de pathologie, peuvent être utiles au déplacement ou à la lecture.
Alors que le sens que nous mettons le plus à contribution pour appréhender notre environnement est la vue, les personnes souffrant d’un handicap visuel doivent le compenser par le toucher, l’ouïe, l’odorat et la perception des mouvements. Elles appréhendent le monde extérieur d’une autre façon. Les personnes aveugles ou malvoyantes se déplacent généralement avec une canne blanche et/ou accompagnées d’un chien. Afin que la présence du chien ne soit pas un obstacle supplémentaire dans l’accès à la vie de la cité, les transports, les lieux publics ainsi que ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative, sont autorisés aux chiens guides d’aveugles. En outre, ces animaux sont dispensés du port de la muselière.
La personne malvoyante reste une personne voyante, parfois Ă  un très faible degrĂ©, qui prĂ©sente des besoins spĂ©cifiques. Elle peut avoir besoin de s’approcher très près des objets pour les reconnaĂ®tre. L’intĂ©gration de la personne malvoyante dans le milieu professionnel peut passer par l’utilisation d’une aide technique, qu’elle soit optique (loupe, lampe-loupe, système tĂ©lescopique), Ă©lectronique (tĂ©lĂ©-agrandisseur portable connectĂ© Ă  un ordinateur), ou informatique (logiciel de grossissement des caractères, Ă©cran agrandi…).
Dans tous les cas, il convient d’accorder une importance particulière à l’ambiance lumineuse de son poste de travail.

> LE HANDICAP D’ORIGINE AUDITIVE
Qu’il soit de naissance, dû à une maladie ou à un accident, le handicap auditif compromet sensiblement la communication et l’accès à l’information si l’environnement n’y veille pas.
Le terme handicap auditif désigne différents types de déficiences, pouvant toucher une seule oreille et aller d’une surdité légère à une surdité profonde. Les surdités sont classées, selon le degré de gravité de la déficience, en déficience auditive légère, moyenne, sévère ou profonde.
En fonction du degré de gravité, les personnes sourdes ou malentendantes devront mettre en place certains types de compensations. Pour accéder à l’information et pour communiquer, les personnes sourdes profondes s’appuieront surtout sur le visuel et le gestuel. Les personnes malentendantes auront, elles, la plupart du temps, recours à des prothèses auditives.
Ces compensations requièrent de la part de la personne handicapée un surcroît de concentration, souvent générateur de fatigue.
Les personnes malentendantes équipées de prothèses auditives resteront gênées dans des lieux bruyants ou lorsqu’il y a un bruit de fond. Les personnes sourdes peuvent avoir des difficultés à maîtriser la puissance de leur voix car elles n’ont pas conscience du son qu’elles génèrent.
La lecture labiale, la Langue française Parlée Complétée et la Langue des Signes Française (reconnue comme une langue à part entière par la loi de 2005) sont autant de méthodes de communication pour s’exprimer et comprendre les autres.

> LE HANDICAP D’ORIGINE INTELLECTUELLE
La dĂ©ficience intellectuelle n’est pas une maladie. Elle se caractĂ©rise par un fonctionnement intellectuel infĂ©rieur Ă  la moyenne auquel sont gĂ©nĂ©ralement associĂ©es des limitations, notamment au niveau de la comprĂ©hension, des connaissances et de la cognition (ce qui a trait Ă  l’abstraction, la mĂ©moire, l’orientation dans l’espace, la dĂ©duction…).
Les activitĂ©s qui en dĂ©coulent, telles que la lecture, l’écriture, de nombreux apprentissages ainsi que la gestion du quotidien sont rendues difficiles. Les origines de ce handicap sont diverses (trisomie 21, traumatisme crânien, autisme…).
Le degré d’autonomie de la personne varie en fonction du niveau de son retard mental. Une déficience légère permet généralement de s’adapter sans grandes difficultés au poste de travail.
D’une façon générale, les personnes souffrant d’une déficience intellectuelle doivent pouvoir s’appuyer sur des repères spatiaux et temporels de façon à se sentir en sécurité. Il est donc important d’en tenir compte dans leur environnement de travail, notamment dans sa dimension relationnelle.
Dans son article 2, la loi du 11 Février 2005 définit le handicap et distingue la spécificité du handicap cognitif. À côté des fonctions mentales et psychiques en particulier, la loi met en évidence la possibilité d’un handicap dû aux troubles des fonctions cognitives.
Intelligence préservée, absence de troubles d’ordre psychiatrique, les personnes concernées par des troubles DYS entrent dans cette catégorie spécifique du handicap cognitif.
L’expression « troubles spécifiques du langage et des apprentissages » regroupe les troubles en DYS : dyslexie, dyspraxie, dysphasie, ainsi que certaines manifestations induites de ces troubles comme la dyscalculie, la dysgraphie ou la dysorthographie. Les troubles de l’attention font aussi partie de cet ensemble.

> LE HANDICAP PSYCHIQUE
Une personne souffrant d’une maladie psychique présente différents troubles de la personnalité qui n’affectent généralement pas ses capacités intellectuelles, mais qui peuvent avoir des incidences sur la pensée, le comportement ou bien l’affectivité.
Plus particulièrement, ce type de maladie affecte les qualités relationnelles, peut conduire à une certaine rigidité de raisonnement, à des problèmes de concentration et entraîne des difficultés à s’adapter à la vie en société, de manière momentanée ou durables.
Le handicap psychique rĂ©sulte de diffĂ©rentes maladies (nĂ©vroses, psychoses, troubles bipolaires, troubles graves de la personnalitĂ©…) ou de certaines pathologies (traumatisme crânien, par exemple).
Il nécessite généralement un accompagnement de longue durée par des professionnels de santé.
Les troubles peuvent être d’intensité variable. L’adaptation au poste de travail dépend du degré de gravité et de la nature du handicap. Ainsi, une personne dépressive, tout en étant fragile, peut tout à fait s’insérer dans une équipe. L’environnement immédiat et l’ambiance de travail jouent bien sûr un rôle prépondérant.
L’intégration sera d’autant plus aisée que la personne aura été bien accueillie et reconnue dans ses compétences.

> LE TROUBLE DE SANTÉ INVALIDANT
Certaines maladies (sclĂ©rose en plaques, cancer, VIH, diabète, hyperthyroĂŻdie…) entraĂ®nent des dĂ©ficiences ou des contraintes plus ou moins importantes qui peuvent ĂŞtre momentanĂ©es, permanentes ou Ă©volutives. La fatigue induite par la maladie et/ou son traitement devra Ă©galement ĂŞtre prise en compte.
Contrairement aux diffĂ©rentes dĂ©ficiences Ă©voquĂ©es prĂ©cĂ©demment, liĂ©es Ă  l’altĂ©ration d’une fonction (motrice, sensorielle, mentale…) ces maladies impliquent souvent, principalement pour des raisons liĂ©es Ă  la fatigue, une activitĂ© rĂ©duite, en termes de charge de travail ou de durĂ©e.
Ces troubles et leurs conséquences sont trop diversifiés pour pouvoir être détaillés. Néanmoins, l’attitude à adopter relève du bon sens. Elle requiert également des qualités comme la discrétion, le tact et le respect de la personne.
Avec l’âge peuvent apparaĂ®tre des dĂ©ficiences qui parfois se cumulent : perte de la mobilitĂ©, de l’audition, de la vision, troubles cognitifs et mnĂ©siques importants… Les personnes âgĂ©es en perte d’autonomie sont sujettes Ă  une grande fatigabilitĂ©, Ă  une mobilitĂ© rĂ©duite ou encore Ă  des pertes d’équilibre.
Mais plus globalement, tout un chacun peut être confronté à une situation de handicap à un moment de sa vie qui, pour un temps donné, peut limiter ses possibilités habituelles.
Les professionnels des établissements culturels mobilisés sur la problématique de l’accessibilité ont compris qu’il n’y avait pas nécessairement lieu de stigmatiser des populations mais d’envisager l’ensemble des situations de handicap.
L’important est que la société s’organise pour supprimer au maximum toute barrière limitant une vie autonome, la participation sociale et culturelle.

> LA QUESTION DU HANDICAP INVISIBLE : UNE RÉALITÉ PARFOIS TROMPEUSE

Les handicaps non apparents
Ces handicaps sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Beaucoup de difficultés ne sont pas apparentes. Le fauteuil roulant, manuel ou électrique, la canne blanche, le chien guide d’aveugle permettent de comprendre d’emblée à quel type de difficulté l’on se trouve confronté. Mais la surdité, la fatigabilité, la difficulté à voir ou les problèmes d’expression ne sont pas toujours visibles au premier abord. Or, contrairement aux idées reçues, les gênes cachées sont parfois plus « handicapantes » que celles qui sont visibles. Celles et ceux qui sont atteints de ces handicaps, même s’ils arrivent à voir, entendre ou marcher « un peu », le font imparfaitement mais au prix d’efforts importants ou d’aménagements adaptés.
La question de savoir si ces personnes en situation de handicap invisible doivent évoquer leurs contraintes avec leur (futur) employeur et de quelle manière l’aborder est ainsi récurrente. C’est avant tout un choix individuel à assumer pour en parler sereinement.
Selon l’Agefiph, 80% des handicaps répertoriés ne sont ainsi pas immédiatement visibles.

Les handicaps trompeurs
Certains handicaps donnent une image trompeuse de la personne qui en est atteinte. Les troubles neurologiques, par exemple, peuvent provoquer des mouvements corporels désordonnés et altérer l’élocution mais coexister avec des facultés intellectuelles intactes et parfois de très haut niveau. Dans ce cas, l’apparence extérieure de la personne donne à penser, à tort, qu’elle souffre de déficience intellectuelle et/ou psychique. Ce processus peut perturber toute dynamique relationnelle.