Qu’est-ce que la MDPH ?

Il s’agit de la Maison Départementale des Personnes Handicapées. Comme son nom l’indique, il en existe une par département. Elle est placée sous l’autorité du Conseil général. C’est le guichet unique pour toutes les questions touchant au handicap, qu’il soit question des droits et prestations mobilisables, ou de l’accès des personnes en situation de handicap à la formation et à l’orientation. Dans la Loire, depuis 2013, elle est désormais dénommée MLA (Maison Loire Autonomie).

Qu’est-ce que la CDAPH ?

CrĂ©Ă©e par la loi du 11 fĂ©vrier 2005, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapĂ©es (CDAPH) remplace la Cotorep. Elle travaille au sein de la MDPH. La commission attribue une prestation de compensation fondĂ©e sur les besoins des personnes et les oriente, soit sur le marchĂ© du travail, soit vers les appuis mĂ©dico-sociaux. La CDAPH dĂ©livre notamment la Reconnaissance de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ© (RQTH). Mais c’est auprès de la Maison dĂ©partementale des personnes handicapĂ©es (MDPH) que vous trouverez toutes les informations et l’accompagnement nĂ©cessaire au dĂ©pĂ´t de la demande.

Comment être reconnu travailleur handicapé ?

Il faut effectuer votre demande auprès de la MDPH en remplissant le dossier unique de demande de compensation (Voir PDF) auquel un certificat médical et d’autres pièces justificatives doivent s’adjoindre. C’est ensuite la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui statue sur la délivrance de la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Pour le département de la Loire, l’ensemble des formulaires et démarches est à découvrir et télécharger ici : http://www.loire.fr/jcms/lw_870460/demarches-et-formulaires

Comment bénéficier d’une formation en Centre de Rééducation Professionnelle ?

Toutes les personnes qui ne peuvent plus exercer leur ancien métier ou qui n’ont pu avoir accès à une formation professionnelle suite à un accident ou une maladie ont droit à une reconversion professionnelle. Ceci concerne aussi bien les salariés du secteur privé que les agents des fonctions publiques.
Les deux conditions sine qua non à remplir pour bénéficier d’une formation en Centre de Rééducation Professionnelle (CRP) sont les suivantes : être reconnu travailleur handicapé et disposer d’une orientation par la MDPH. Votre demande est à effectuer directement dans votre MDPH en remplissant le dossier unique de demande de compensation (Voir PDF) ou par l’intermédiaire du conseiller emploi qui suit votre parcours en demandant clairement une orientation en formation professionnelle au sein de notre établissement. Pour le département de la Loire, l’ensemble des formulaires et démarches est à découvrir et télécharger ici : http://www.loire.fr/jcms/lw_870460/demarches-et-formulaires

Le CREPSE est également à même de vous guider dans vos démarches. Vous pouvez consulter ci-dessous le processus d’orientation en CRP suite à un dépôt de dossier auprès de la MDPH :
X09R

Combien coûtent les formations ?

Si vous bĂ©nĂ©ficiez du statut de stagiaire de la formation professionnelle (orientĂ© par la MDPH), les formations sont gratuites car financĂ©es par les organismes d’Assurance Maladie. Elles sont de surcroĂ®t rĂ©munĂ©rĂ©es par l’intermĂ©diaire de l’Agence de Services et de Paiement (ASP). Le montant net de ces rĂ©munĂ©rations compris entre 652,02 € (minimum) et 1932,52 € (maximum) est conditionnĂ© par la prĂ©sentation de justificatifs de salaires et d’heures travaillĂ©es.

Y a-t-il un hébergement sur place ?

Le CREPSE met Ă  la disposition de ses stagiaires 65 chambres individuelles avec donc la possibilitĂ© d’être interne pendant la durĂ©e de la formation, week-end compris. L’hĂ©bergement est gratuit pour les stagiaires de la rĂ©Ă©ducation professionnelle, car financĂ© par l’Assurance Maladie, sous certaines conditions :

– critère d’éloignement (le domicile du stagiaire doit ĂŞtre Ă  plus de 25 kilomètres de l’établissement),
– sur dĂ©rogation (pour raisons mĂ©dicales et après acceptation de l’Assurance Maladie).

Peut-on se restaurer sur place ?

La restauration est assurĂ©e au sein du CREPSE par nos propres Ă©quipes, 5 jours sur 7, matin, midi et soir, dans une salle de restaurant de 100 couverts. Pour les week-ends, le CREPSE a instaurĂ© une participation aux repas par l’intermĂ©diaire de tickets utilisables dans des lieux de restauration alentour.

Pour les personnes reconnues en accident du travail, les repas sont financĂ©s par les organismes d’Assurance Maladie.
Pour les autres stagiaires en rééducation professionnelle, un coût modique reste à leur charge pour chaque repas.

Un de mes salariĂ©s vient d’avoir un accident, qui peut m’aider Ă  le former Ă  un nouveau poste de travail ?

Le maintien dans l’emploi est une prioritĂ© nationale. Si une inaptitude permanente au poste de travail est prononcĂ©e par la mĂ©decine du travail, il convient de s’adresser Ă  la MDPH afin engager une demande de reconnaissance du statut de travailleur handicapĂ©, et d’Ă©tudier des solutions de reclassement professionnel (s’adresser Ă©galement au SAMETH, le service de Maintien dans l’Emploi). Une PrĂ©orientation au CREPSE peut aider le salariĂ© et son entreprise Ă  Ă©laborer un projet de reconversion. Si l’obtention d’une nouvelle qualification est nĂ©cessaire, une orientation en CRP pour une formation qualifiante peut ĂŞtre demandĂ©e.

Quelle est la législation en vigueur pour les entreprises par rapport à l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap ?

Depuis la loi du 10 juillet 1987, toutes les entreprises de 20 salariĂ©s et plus ont une obligation d’emploi de personnes handicapĂ©es. Cette obligation concerne les entreprises privĂ©es et publiques. Toute entreprise de plus de 20 salariĂ©s remplit chaque annĂ©e une dĂ©claration sur l’emploi des personnes handicapĂ©es. C’est cette dĂ©claration qui permet de savoir si l’obligation lĂ©gale d’emploi des travailleurs handicapĂ©s (OETH), qui prĂ©voit au minimum l’emploi de 6% de travailleurs handicapĂ©s sur le total des effectifs, est atteinte. Jusqu’en 2005, seules les entreprises privĂ©es devaient verser une contribution financière Ă  l’Agefiph en cas de non-respect de cette obligation. Depuis le 1er janvier 2006, les fonctions publiques d’Etat, territoriale et hospitalière font une dĂ©claration et le cas Ă©chĂ©ant verse une contribution au Fonds pour l’Insertion des Personnes HandicapĂ©es dans la Fonction Publique (FIPHFP), qui intervient pour aider les employeurs publics Ă  remplir leur obligation.

A combien s’élèvent les pénalités pour les entreprises en cas de non-respect de la législation ?

Pour chaque personne en situation de handicap manquante au sein de l’effectif de l’entreprise, la contribution annuelle s’Ă©lève Ă  :

600 fois le Smic horaire si l’effectif est supĂ©rieur Ă  750 salariĂ©s ; 500 fois le Smic horaire si l’effectif est compris entre 200 et 749 salariĂ©s ; 400 fois le Smic horaire si l’effectif est compris entre 20 et 199 salariĂ©s. Pour les entreprises dont le quota est nul pendant trois ans, le montant de la contribution annuelle Ă  l’Agefiph est portĂ© Ă  1500 fois le Smic horaire.

Cette majoration s’applique depuis 2010 aux Ă©tablissements qui, pendant trois ans, n’auront employĂ© aucune personne handicapĂ©e bĂ©nĂ©ficiaire de l’obligation d’emploi ou n’auront passĂ© aucun contrat de sous-traitance, de fournitures, de prestations de services avec les EA ou les ESAT ou n’auront appliquĂ© aucun accord collectif relatif Ă  l’emploi de travailleurs handicapĂ©s.

Glossaire

AAH : Allocation Adulte Handicapé
AGEFIPH : Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes HandicapĂ©es
AM : Agent Magasinier
AREPSHA : Association pour la Rééducation et la Promotion professionnelles et   Sociale des Handicapés
ARS : Agence Régionale de Santé
ASP : Agence de Services et de Paiement
AT/MP : Accident du Travail/Maladie Professionnelle
CAF : Caisse d’Allocations Familiales
CCP : Certificat de Compétence Professionnelle
CDAPH : Commissions  des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées
CDCPH : Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées
CIF : Congé Individuel de Formation
CMPR : Centre de MĂ©decine Physique et de RĂ©adaptation
CPAM : Caisse Primaire d’Assurance Maladie
CRCD : Conseillé Relation  Client à Distance
CPO : Centre de Pré Orientation
CREPSE : Centre de RÉéducation  Professionnelle de Saint-Étienne
CRP : Centre de RĂ©Ă©ducation Professionnelle
DIF : Droit Individuel Ă  la Formation
DIRECCTE : DIrection Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi
EA : Entreprise Adaptée
ELO : Emploi Loire Observatoire
ESAT : Etablissement ou Service d’Aide par le Travail
ETAPE : Entreprise de Travail  Adapté
ETP : Equivalent Temps Plein
FAGERH : Fédération des Associations, Groupements et Etablissements pour la Rééducation professionnelle des personnes en situation de Handicap
FIPHFP : Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique
LPC : Langage Parlé Complété
LSF : Langue des Signes Française
MDPH : Maison Départementale des Personnes Handicapées
OCTA : Organisme Collecteur de Taxe d’Apprentissage
OETH : Obligation légale d’Emploi de Travailleurs Handicapés
OPCA : Organisme Paritaire Collecteur Agréé
OPE : Ouvrier Polyvalent d’Entretien
POE : Préparation Opérationnelle à l’Emploi
PCH : Prestation de Compensation du Handicap
RESACCEL : RÉseau de Soins et d’ACcompagnement des personnes CÉrébroLésées
RQTH : Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé
SAMETH : Service d’Appui Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés
SAMSAH : Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés
SEP : Sclérose En Plaques
TC : Traumatisme Crânien
TH : Travailleur Handicapé
TMS : Trouble Musculo-Squelettique
UEROS : Unité d’Evaluation  de Réentrainement et d’Orientation Sociale et/ou professionnelle
VAE : Validation des Acquis de l’Expérience

LA DÉFINITION DU HANDICAP

La situation de handicap naît lorsque la déficience organique ou fonctionnelle est confrontée à un environnement inadapté.

À la fin du XXe siècle, on observe une évolution de la définition du handicap.
En 1980, la classification internationale des handicaps (CIH) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit le handicap à travers les notions de déficience, d’incapacité et de désavantage ou handicap de la personne.
L’altération organique ou fonctionnelle (déficience) d’une personne génère une limitation à réaliser tel ou tel acte (incapacité) et, dans un environnement physique et/ou social inadapté(s) provoque un désavantage ou handicap pour la personne qui devient alors « handicapée ».

Vingt ans plus tard, cette définition, qui pointe les incapacités, est remplacée par une approche plus environnementale : dans sa définition de 2002, l’OMS prend en compte la capacité de la personne à participer à la vie sociale pointant les facteurs environnementaux, physiques, sociaux, économiques et culturels comme de possibles obstacles générateurs de « situations de handicap ».
Dès lors, la personne handicapée n’est plus seulement considérée comme un objet de soins. Elle est un acteur qui doit jouir des mêmes droits que ses concitoyens, dans une société inclusive pensée pour tous qui prend en compte les diversités de chacun.
C’est notamment dans cette philosophie qu’ont été pensés la loi du 11 février 2005 et le texte de la Convention internationale des Nations-Unies relative aux droits des personnes en situation de handicap.

LE HANDICAP MOTEUR

Le handicap moteur peut toucher un membre ou l’ensemble du corps. Il peut se manifester de diffĂ©rentes façons : difficultĂ©s plus ou moins importantes pour se dĂ©placer, pour communiquer, pour saisir et manipuler des objets, pour effectuer certains gestes…
Le handicap moteur comprend : l’hémiplégie (paralysie d’un côté du corps), la paraplégie (paralysie des jambes), la tétraplégie (paralysie des quatre membres). Il comprend aussi les personnes de petite taille, celles qui éprouvent des difficultés à marcher, de préhension, d’expression orale ou écrite.
Les troubles moteurs peuvent nécessiter l’usage de certains équipements, tels que fauteuil roulant, canne, béquille.
Dans tous les cas, il est très important de vérifier l’accessibilité des locaux. La personne handicapée moteur a besoin qu’on lui assure plus de facilité et de sécurité dans ses déplacements.
L’image de la personne handicapée est bien souvent celle du fauteuil roulant et les employeurs y voient parfois un frein à l’embauche.
Pourtant, attention aux préjugés, il ne représente que 3% des personnes en situation de handicap en France.

LE HANDICAP D’ORIGINE VISUELLE

Le handicap visuel recouvre des réalités variées, s’échelonnant d’un trouble visuel à la cécité complète.

Il existe dans la malvoyance une diversité de formes : vision tubulaire (seul le centre du champ visuel reste actif), scottom central (seule la vision périphérique reste active), vision altérée allant du flou à l’opaque ou clairsemée de taches. Pour les personnes mal voyantes, des « restes visuels » différents selon le type de pathologie, peuvent être utiles au déplacement ou à la lecture.
Alors que le sens que nous mettons le plus à contribution pour appréhender notre environnement est la vue, les personnes souffrant d’un handicap visuel doivent le compenser par le toucher, l’ouïe, l’odorat et la perception des mouvements. Elles appréhendent le monde extérieur d’une autre façon. Les personnes aveugles ou malvoyantes se déplacent généralement avec une canne blanche et/ou accompagnées d’un chien. Afin que la présence du chien ne soit pas un obstacle supplémentaire dans l’accès à la vie de la cité, les transports, les lieux publics ainsi que ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative, sont autorisés aux chiens guides d’aveugles. En outre, ces animaux sont dispensés du port de la muselière.
La personne malvoyante reste une personne voyante, parfois Ă  un très faible degrĂ©, qui prĂ©sente des besoins spĂ©cifiques. Elle peut avoir besoin de s’approcher très près des objets pour les reconnaĂ®tre. L’intĂ©gration de la personne malvoyante dans le milieu professionnel peut passer par l’utilisation d’une aide technique, qu’elle soit optique (loupe, lampe-loupe, système tĂ©lescopique), Ă©lectronique (tĂ©lĂ©-agrandisseur portable connectĂ© Ă  un ordinateur), ou informatique (logiciel de grossissement des caractères, Ă©cran agrandi…).
Dans tous les cas, il convient d’accorder une importance particulière à l’ambiance lumineuse de son poste de travail.

LE HANDICAP D’ORIGINE AUDITIVE

Qu’il soit de naissance, dû à une maladie ou à un accident, le handicap auditif compromet sensiblement la communication et l’accès à l’information si l’environnement n’y veille pas.

Le terme handicap auditif désigne différents types de déficiences, pouvant toucher une seule oreille et aller d’une surdité légère à une surdité profonde. Les surdités sont classées, selon le degré de gravité de la déficience, en déficience auditive légère, moyenne, sévère ou profonde.
En fonction du degré de gravité, les personnes sourdes ou malentendantes devront mettre en place certains types de compensations. Pour accéder à l’information et pour communiquer, les personnes sourdes profondes s’appuieront surtout sur le visuel et le gestuel. Les personnes malentendantes auront, elles, la plupart du temps, recours à des prothèses auditives.

Ces compensations requièrent de la part de la personne handicapée un surcroît de concentration, souvent générateur de fatigue.
Les personnes malentendantes équipées de prothèses auditives resteront gênées dans des lieux bruyants ou lorsqu’il y a un bruit de fond. Les personnes sourdes peuvent avoir des difficultés à maîtriser la puissance de leur voix car elles n’ont pas conscience du son qu’elles génèrent.
La lecture labiale, la Langue française Parlée Complétée et la Langue des Signes Française (reconnue comme une langue à part entière par la loi de 2005) sont autant de méthodes de communication pour s’exprimer et comprendre les autres.

LE HANDICAP D’ORIGINE INTELLECTUELLE

La dĂ©ficience intellectuelle n’est pas une maladie. Elle se caractĂ©rise par un fonctionnement intellectuel infĂ©rieur Ă  la moyenne auquel sont gĂ©nĂ©ralement associĂ©es des limitations, notamment au niveau de la comprĂ©hension, des connaissances et de la cognition (ce qui a trait Ă  l’abstraction, la mĂ©moire, l’orientation dans l’espace, la dĂ©duction…).
Les activitĂ©s qui en dĂ©coulent, telles que la lecture, l’écriture, de nombreux apprentissages ainsi que la gestion du quotidien sont rendues difficiles. Les origines de ce handicap sont diverses (trisomie 21, traumatisme crânien, autisme…).
Le degré d’autonomie de la personne varie en fonction du niveau de son retard mental. Une déficience légère permet généralement de s’adapter sans grandes difficultés au poste de travail.

D’une façon générale, les personnes souffrant d’une déficience intellectuelle doivent pouvoir s’appuyer sur des repères spatiaux et temporels de façon à se sentir en sécurité. Il est donc important d’en tenir compte dans leur environnement de travail, notamment dans sa dimension relationnelle.
Dans son article 2, la loi du 11 Février 2005 définit le handicap et distingue la spécificité du handicap cognitif. À côté des fonctions mentales et psychiques en particulier, la loi met en évidence la possibilité d’un handicap dû aux troubles des fonctions cognitives.
Intelligence préservée, absence de troubles d’ordre psychiatrique, les personnes concernées par des troubles DYS entrent dans cette catégorie spécifique du handicap cognitif.
L’expression « troubles spécifiques du langage et des apprentissages » regroupe les troubles en DYS : dyslexie, dyspraxie, dysphasie, ainsi que certaines manifestations induites de ces troubles comme la dyscalculie, la dysgraphie ou la dysorthographie. Les troubles  de l’attention font aussi partie de cet ensemble.

LE HANDICAP PSYCHIQUE

Une personne souffrant d’une maladie psychique présente différents troubles de la personnalité qui n’affectent généralement pas ses capacités intellectuelles, mais qui peuvent avoir des incidences sur la pensée, le comportement ou bien l’affectivité.
Plus particulièrement, ce type de maladie affecte les qualités relationnelles, peut conduire à une certaine rigidité de raisonnement, à des problèmes de concentration et entraîne des difficultés à s’adapter à la vie en société, de manière momentanée ou durables.

Le handicap psychique rĂ©sulte de diffĂ©rentes maladies (nĂ©vroses, psychoses, troubles bipolaires, troubles graves de la personnalitĂ©…) ou de certaines pathologies (traumatisme crânien, par exemple).
Il nécessite généralement un accompagnement de longue durée par des professionnels de santé.
Les troubles peuvent être d’intensité variable. L’adaptation au poste de travail dépend du degré de gravité et de la nature du handicap. Ainsi, une personne dépressive, tout en étant fragile, peut tout à fait s’insérer dans une équipe. L’environnement immédiat et l’ambiance de travail jouent bien sûr un rôle prépondérant.
L’intégration sera d’autant plus aisée que la personne aura été bien accueillie et reconnue dans ses compétences.

LE TROUBLE DE SANTÉ INVALIDANT

Certaines maladies (sclĂ©rose en plaques, cancer, VIH, diabète, hyperthyroĂŻdie…) entraĂ®nent des dĂ©ficiences ou des contraintes plus ou moins importantes qui peuvent ĂŞtre momentanĂ©es, permanentes ou Ă©volutives. La fatigue induite par la maladie et/ou son traitement devra Ă©galement ĂŞtre prise en compte.
Contrairement aux diffĂ©rentes dĂ©ficiences Ă©voquĂ©es prĂ©cĂ©demment, liĂ©es Ă  l’altĂ©ration d’une fonction (motrice, sensorielle, mentale…) ces maladies impliquent souvent, principalement pour des raisons liĂ©es Ă  la fatigue, une activitĂ© rĂ©duite, en termes de charge de travail ou de durĂ©e.
Ces troubles et leurs conséquences sont trop diversifiés pour pouvoir être détaillés. Néanmoins, l’attitude à adopter relève du bon sens. Elle requiert également des qualités comme la discrétion, le tact et le respect de la personne.

Avec l’âge peuvent apparaĂ®tre des dĂ©ficiences qui parfois se cumulent : perte de la mobilitĂ©, de l’audition, de la vision, troubles cognitifs et mnĂ©siques importants… Les personnes âgĂ©es en perte d’autonomie sont sujettes Ă  une grande fatigabilitĂ©, Ă  une mobilitĂ© rĂ©duite ou encore Ă  des pertes d’équilibre.
Mais plus globalement, tout un chacun peut être confronté à une situation de handicap à un moment de sa vie qui, pour un temps donné, peut limiter ses possibilités habituelles.
Les professionnels des établissements culturels mobilisés sur la problématique de l’accessibilité ont compris qu’il n’y avait pas nécessairement lieu de stigmatiser des populations mais d’envisager l’ensemble des situations de handicap.
L’important est que la société s’organise pour supprimer au maximum toute barrière limitant une vie autonome, la participation sociale et culturelle.

LA QUESTION DU HANDICAP INVISIBLE : UNE RÉALITÉ PARFOIS TROMPEUSE

Les handicaps non apparents

Ces handicaps sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Beaucoup de difficultés ne sont pas apparentes. Le fauteuil roulant, manuel ou électrique, la canne blanche, le chien guide d’aveugle permettent de comprendre d’emblée à quel type de difficulté l’on se trouve confronté. Mais la surdité, la fatigabilité, la difficulté à voir ou les problèmes d’expression ne sont pas toujours visibles au premier abord. Or, contrairement aux idées reçues, les gênes cachées sont parfois plus « handicapantes » que celles qui sont visibles. Celles et ceux qui sont atteints de ces handicaps, même s’ils arrivent à voir, entendre ou marcher « un peu », le font imparfaitement mais au prix d’efforts importants ou d’aménagements adaptés.
La question de savoir si ces personnes en situation de handicap invisible doivent évoquer leurs contraintes avec leur (futur) employeur et de quelle manière l’aborder est ainsi récurrente. C’est avant tout un choix individuel à assumer pour en parler sereinement.
Selon l’Agefiph, 80% des handicaps répertoriés ne sont ainsi pas immédiatement visibles.

Les handicaps trompeurs

Certains handicaps donnent une image trompeuse de la personne qui en est atteinte. Les troubles neurologiques, par exemple, peuvent provoquer des mouvements corporels désordonnés et altérer l’élocution mais coexister avec des facultés intellectuelles intactes et parfois de très haut niveau. Dans ce cas, l’apparence extérieure de la personne donne à penser, à tort, qu’elle souffre de déficience intellectuelle et/ou psychique. Ce processus peut perturber toute dynamique relationnelle.

Téléchargement et documentation

Dans cette rubrique, retrouvez en téléchargement gratuit l’ensemble des documents réalisés par le CREPSE et qui peuvent vous être utiles.
Si vous souhaitez recevoir de la documentation papier, contactez-nous directement : crepse@crepse.fr

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