Christophe VAROQUIER : « C’est un partenariat gagnant-gagnant »

Directeur du pôle multimédia de la Caisse d’Epargne Loire-Drôme-Ardèche depuis 5 ans, Christophe Varoquier porte un regard bienveillant sur le partenariat entre son entreprise et le CREPSE, qui se concrétise par l’embauche de Samira N’Ait Ichou, ancienne stagiaire de l’établissement de rééducation professionnel.

M. Varoquier, présentez-nous l’historique des collaborations entre la Caisse d’Epargne Loire-Drôme-Ardèche et le CREPSE.

Les relations existaient déjà entre 2009 et 2012 sous l’impulsion de mon prédécesseur. J’ai pris mon poste en mai 2012 mais il m’a fallu un an avant de vraiment renouer le contact avec le CREPSE. Aujourd’hui, collaborer avec le CREPSE repose sur 2 raisons principales :
– cela s’inscrit dans le cadre de valeurs, d’une certaine éthique, et d’une politique handicap marquée, que la Caisse d’Epargne a à cœur de se donner
– c’est un partenariat gagnant/gagnant. Nous bénéficions de profils formés, motivés, qui ont envie de se battre pour s’en sortir. Nous sommes là pour leur donner des armes supplémentaires pour s’inscrire durablement sur le marché du travail. Et les stagiaires du CREPSE ont fait montre d’une productivité que j’aurais pu imaginer avant d’accueillir la vingtaine de personnes passée sur les différentes agences multimédias au fil des dernières années.

Comment s’est déroulé le recrutement de Samira N’Ait Ichou ?

Je souhaite d’abord préciser qu’avant elle, nous aurions pu embaucher d’autres profils issus du CREPSE par le passé, mais l’opportunité ne s’était pas présentée.
Là, avec Samira, j’ai rapidement détecté qu’elle avait quelque chose d’intéressant. J’aurais pu me tromper mais elle a démontré que la première impression avait été la bonne. Mais ce n’était pas du tout cuit, il a vraiment fallu qu’elle aille chercher ses galons.

Son recrutement va sûrement avoir valeur d’exemple

J’espère surtout que cela va donner envie à d’autres, et démontrer que c’est possible. C’est important pour notre politique handicap.

Comment fonctionne votre plateau en quelques mots ?

Il est composé de quatre agences multimédia sur lesquelles opèrent 28 collaborateurs. Nous avons une agence crédit, une agence services à distance, une agence ventes à distance, et une agence en ligne dénommée « mon banquier en ligne ». Nous faisons souvent démarrer les stagiaires du CREPSE sur la vente à distance, ce qui permet de se former rapidement et efficacement avec des cibles et des produits relativement simples. Cela leur permet de prendre de l’assurance rapidement.

En tant que directeur du pôle, j’attache beaucoup d’importance au bien-être de chacun, aux relations professionnelles et sociales. L’ambiance de travail doit être irréprochable sur un pôle multimédia comme le nôtre. Le dynamisme, l’envie, la bonne humeur sont les premières qualités que je recherche.

Samira N’AIT ICHOU : « J’ai bénéficié d’un excellent accompagnement »

A 38 ans, Samira N’AIT ICHOU, ancienne stagiaire du CREPSE, vient de décrocher un CDI au sein du pôle multimédia de la Caisse d’Epargne Loire-Drôme-Ardèche.

Une belle victoire pour cette jeune femme originaire de Saint-Etienne qui récompense sa pugnacité et concrétise à la fois de la plus belle des manières le partenariat de l’établissement avec le groupe Caisse d’Epargne.

Samira, quel parcours vous a amené à intégrer le CREPSE ?
J’ai été gérante d’une société de transport pendant une dizaine d’années puis une maladie m’a obligée à entamer une reconversion professionnelle. Je me suis alors rapprochée du CREPSE pour effectuer une Préorientation via l’accord de la MDPH. J’étais dans une période de ma vie où j’étais complètement perdue. J’attendais beaucoup de cette Préorientation.

Quels ont justement été les apports de ce dispositif ?
Cela m’a aidé à trouver ma voie. Mais cela n’a pas été un long fleuve tranquille, j’ai même dû bénéficier d’une prolongation pour mener à bien mon projet qui s’est révélé être le métier de Conseiller Relation Client à Distance. J’ai donc enchaîné par une Préparatoire en avril 2016 pour me remettre à niveau, notamment en français, mathématiques et informatique. J’ai aussi réappris à respecter un rythme de travail. J’ai bien assimilé le fonctionnement de la Préparatoire car j’avais passé et réussi mon baccalauréat en 2013. Me replonger dans le système d’apprentissage n’a pas été trop difficile.
Et vous avez donc entamé votre formation CRCD à partir de juin 2016…
Oui, je voulais absolument faire partie de cette session-là pour rester dans la dynamique. Je savais parfaitement à quoi m’attendre, notamment sur les principes de l’auto-formation accompagnée, d’autonomie. Florence Toinet, la formatrice, est vraiment dans cette veine-là, ce qui fait qu’on ne sent pas assisté. Mais de manière générale au CREPSE, j’ai bénéficié d’un excellent accompagnement.

Comment avez-vous mis un pied au sein de la Caisse d’Epargne ?
J’ai profité de la première Période d’Application en Entreprise pour postuler au sein du pôle multimédia situé cours Fauriel à Saint-Etienne. Je voulais vraiment intégrer ce milieu bancaire qui m’a toujours attiré. Les trois premières semaines ont été un peu difficiles, il a fallu appréhender les logiciels, les procédures, les conformités, les produits bancaires, etc. Puis je me suis révélé durant la seconde PAE en triplant presque mon chiffre au sein de l’agence Crédit. J’ai, là aussi, bénéficié d’une super équipe d’encadrants et de collègues.

C’est grâce à ces PAE que vous avez tapé dans l’œil de l’entreprise ?
Oui, mais c’était loin d’être gagné. Par chance, un poste s’est ouvert, j’ai postulé, sans être vraiment confiante. Nous étions une quarantaine à postuler, y compris en interne. Puis j’ai été sélectionnée par un jury et j’ai été embauchée. J’étais pourtant loin d’être la favorite. C’est une vraie fierté d’avoir pu décrocher cet emploi en CDI démarré le 28 mars 2017. Je ne remercierai jamais assez le CREPSE et la Caisse d’Epargne qui ont toujours été à l’écoute de mes besoins, de mon handicap. Travailler dans de bonnes conditions, ça n’a pas de prix.